Histoire & Palmarès

L'AS Pluvigner est née en 1935..

C’est en effet au mois de décembre 1935 que L’A.S.P. fut créée officiellement. Mais des contacts avaient pris bien avant.   
Pourquoi L’A.S.P. a t-elle été créée ? ce fut à la suite de circonstances bien particulières, caractéristiques des conditions de l’époque.   
Il existait en effet à PLUVIGNER, une société qui pratiquait le football, mais dans laquelle on était admis qu’à la seule condition d’assister à la messe tous les dimanches. Or, ne voulant pas se plier à cette obligation, plusieurs jeunes gens décidèrent de se grouper pour former un nouveau club.
Pour former un club, il faut des dirigeants, mais qui ?   
Ce fut Albert GENOT qui fut contacté le premier et accepta de constituer le premier bureau et d’élaborer des statuts afin que la société puisse être régulièrement homologée.
La première réunion eut lieu le 14 Décembre 1935 salle Le Glouannic et le premier bureau provisoire fut formé comprenant 3 membres :   
            Président       : Albert GENOT
            Secrétaire      : Robert LAVOQUER              
            Trésorier        : Louis GUEGAN
Les personnes dont les noms suivent étaient présentes :   
- Armand AUDIC
- Alban KERJOUAN
- René CADORET   
- Marcel JARNO
- Jean FAYO   
- Louis BOTUHA   
- Joseph STEPHAN   
- Julien EVANNO   
- Eugène LE GLOUANNIC   
- Raymond MOISAN   
- Jean CORLE   
- Françis ROLLAND   
- Joachim PILLET   
L’A.S.P. était née et enregistrée sous le numéro 375
à la sous-préfecture de LORIENT.
Le premier registre officiel des délibérations de la société ayant été coté et paraphé à la mairie de PLUVIGNER le 4 Janvier 1936.   





Mais pour pratiquer le football il faut un terrain!   
C’est route de BAUD que le premier entrainement eut lieu dans la prairie que mettait gracieusement à notre disposition Melle Le Glouannic. Seulement, il s’agissait d’un terrain marécageux traversé par un ruisseau. Il s’avérait donc impossible de continuer à s’entrainer sur ce terrain. Il fallait donc en trouver un autre, chose qui n’était pas facile.   
Car, si nous trouvions un propriétaire disposé à nous en louer un, nous ne pouvions le conserver longtemps et pour cause.   
La lutte était à l’époque implacable entre les 2 clubs. Des pressions étaient exercées sur le propriétaire du terrain loué à l’A.S.P.: Menaces d’excommunion, etc.   
Le propriétaire venait donc trouver les dirigeants de l’A.S.P. disant qu’il ne pouvait plus continuer la location, prétextant qu’il en avait besoin pour en faire un terrain de culture.   
L’A.S.P. fut donc obligée de changer de terrain plusieurs fois en quelques mois, jusqu’au jour où Albert GENOT obtint une location, sous bail, de 2 prairies mitoyennes appartenant à 2 propriétaires différents et, séparées seulement par une clôture de fils barbelés qu’il suffisait d’enlever pour disposer d’un terrain d’une superficie de 60 ares.   
Ces 2 terrains situés à Lann-er-Mond, appartenaient à, l’un à Jean-Marie LE BLAY, l’autre à Louise GOASMAT, mère de Jean-Marie GOASMAT. Ils étaient loués pour la somme globale de 250 F par an et pour 5 ans. Le bail prenait effet le premier Janvier 1936. L’A.S.P. était tranquille à ce sujet pendant plusieurs mois.
Nous voici donc installés à Lann-er-Mond, l’effectif augmentait et nous pouvions présenter chaque Dimanche 2 équipes complètes sur le terrain : 1 A et 1 B. Les équipes étaient bonnes quoi que jouant avec des éléments du pays mais, certaines années, renforcées par quelques jeunes instituteurs nommés à PLUVIGNER et aux environs tels que : SIVY  - ROBIC - GUIGUENO - MAHE. Nous nous sommes même permis le luxe de battre L’Alréenne opérant à l’époque 2 divisions au-dessous. (quelle victoire). Tout marcha ainsi jusqu’en 1939 où , du fait de la mobilisation, les effectifs furent réduits pratiquement à zéro. Il fallait se rendre compte à l’évidence, nous ne pouvions plus jouer. Il fallut mettre le club en sommeil. Mais l’année suivante, quelques jeunes, ayant évités la captivité, voulurent recommencer à jouer, mais ils n’étaient pas assez nombreux. Par un accord passé avec quelques camarades de CAMORS, ils réussirent à former une équipe quelquefois incomplète et à jouer des matches amicaux contre certains clubs des environs qui survivaient dans des conditions identiques. Ce fut l’époque héroïque où, les moyens de transport étant inexistants, il fallait se déplacer en vélo, quand il y en avait et il n’était pas rare de se retrouver à deux sur le même vélo pour se rendre à CAMORS où à BAUD. Quand les déplacements étaient plus longs, nous trouvions quelquefois un propriétaire de camion à gazogène qui acceptait de nous transporter. Cependant, avec un peu de surcharge, le moteur se trouvait essouffler dans les grandes côtes.Il fallait descendre pour alléger le camion et même pour le pousser (souvenir d’un déplacement à BUBRY).Cela marcha clopin-clopan jusqu’en 1942 , époque où les effectils agmentèrent et L’A.S.P. repartit de plus belle.Sur ces entrefaits il y eut un nouveau président qui remplaçait M. LE NET, décédé. Ce fut M. LE TOLGUENNEC, notaire à PLUVIGNER,qui prit la relève à la tête du club. Il en assurait la direction avec 11 autres membres.Mais, L’A.S.P., victime de l’arbitraire de VICHY, fut obligée, sous peine de dissolution de procéder au remplacement de 11 de ses membres sur 12 . M. LE TOLGUENNEC n’étant pas visé personnellement, fut maintenu à la présidence avec 11 nouveaux membres. Désirant jouer sur un terrain plus proche du bourg et, le bail conclu avec Jean-Marie LE BLAY et Louise GOASMAT étant révolu, il nous fallait en trouver un autre. M. LE TOLGUENNEC s’en chargea et en trouva un  à Bodeveno dont le propriétaire était René ESVELIN. Un bail fut conclu pour un an seulement. René ESVELIN, qui était l’objet de pressions de la part du clergé, décida subitement de labourer sa prairie. Nous dûmes encore une fois, chercher un autre terrain. Ce qui était le plus navrant, c’est que René ESVELIN nous avait autorisé à une immense baraque que nous avions obtenue des domaines et qui nous servait de vestiaires et de buvette.Il fallut donc redémonter et retransporter cette baraque sur un terrain situé route de Baud que Mme LE DRAOULEC avait consenti à nous louer et que nous avons d’ailleurs conservé jusqu’à ce que le terrain municipal fut mis à la disposition des 2 clubs en 1960.

Mais puisque la société repartait, il fallait cette fois trouver un moyen de transport. Un contrat fut donc passé et enregistré sous le numéro 375 avec M. LE DIVENAH père pour le transport des 27 joueurs. Le car, immatriculé sous le numéro 5157 LE 1, ne pouvant en prendre davantage.Celui-ci s’engageait à effectuer le transport pour la somme forfaitaire de 08 F du kilomètre, le carburant étant fourni par le club.Ou trouver le carburant ?
En général il venait des camions de l’organisation allemande TEDT, qui stationnait de nuit sur la place du marché. Ce carburant était savamment et silencieusement aspiré dans les réservoirs par les dirigeants dévoués à la cause de leur club. Car, s’ils avaient été pris, on frémit en pensant à ce qui aurait pu leur arriver.Et puis, il y eut les terribles bombardements de Lorient et des environs. Des quantités de gens vinrent se réfugier à Pluvigner et, parmi eux, beaucoup de jeunes gens qui pratiquaient le football. Une dizaine d’entr’eux renforcèrent nos rangs.Tout marcha bien jusqu’au début de la saison 1944-1945bien que quelques joueurs nous aient quitté pour jouer aux Kériolets, mais nous étions tout de même forts d’une quarantaine d’éléments.Ce furent les maquis, les formations de la résistance , les joueurs s’éparpillèrent. Trois des notres étaient déja tombés sous les balles allemandes: Eugène NEDELEC, Joseph JOSSELIN et Robert GOASMAT. Joachim GOASMAT et Jean GAHINET, blessés au cours d’un engagement près de Kerlois, étaient hospitalisés. Ce dernier du être amputé d’une jambe.
Il était donc difficile de maintenir une équipe et force nous fut de mettre la société en sommeil à partir du 28 Janvier 1945 en attendant des jours meilleurs.
Septembre 1945 : les hostilités sont enfin terminées et nous pouvons remettre les équipes sur pied ainsi que le conseil d’administration quelque peu remanié, mais qui conservait M. LE TOLGUENNEC à la présidence. Nous repartions donc avec un encadrement solide et 34 joueurs bien décidés à faire valoir les couleurs de L’A.S.P.. Nous enregistrions le retour de captivité de François STEPHAN , René CADORET , André CORLE , puis la venue de Louis GUILLO père de Gérard GUILLO qui fit un travail considérable au sein de l’équipe , ansi que le retour de Robert LAVOQUER qui, après un séjour aux Kériolets et au F.C.L. revenait à son club d’origine.
Nous repartions donc en 3eme division de district où nous devions rester 3 ans. EN 1948 nous montions en 2eme division, année où un nouveau conseil d’administration fut éluà la suite de la démission de M. LE TOLGUENNEC pour raison d’age et de quelques membres appelés à s’en aller par obligations professionnelles.Nous trouvions alors à la présidence d’honneur le Docteur Pierre PASCAL et ce fut Louis LE COUTALLER déja membre du conseil d’administration qui vint remplacer M. LE TOLGUENNEC à la présidence effective.Le bureau se présentait donc ainsi:
          - Président d’honneur : Pierre PASCAL
          - Président                 : Louis LE COUTALLER
          - Vice Président          : Pierre LE GUENNEC
          - Secrétaire                : Lucien LE DEAUT
          - Trésorier                  : Roger ROLLAND
Nous entamons donc la saison 1948 - 1949.
Tout allait pour le mieux, nous terminons la saison dans les premiers et la saison suivante
1949 - 1950 nous accédons à la 1ère division.Malheureusement, à la suite de cette montée  nous aurons une grosse déception.Nous enregistrons 7 démissions dans l’équipepremière, certains joueurs se trouvant trop agés pour continuer, d’aures pour raisons professionnelles..

Il va s’en dire que nous étions dans l’incapacité de combler ce trou énorme dans l’équipe par des joueurs de même valeur et nous devions descendre pendant 2 saisons consécutives.Nous sommes donc en 3eme division avec un effectif réduit et faible. Toutefois nous nous accrochons tant bien que mal jusqu’en 1954 année où Moïse BROUILLARD fut nommé directeur de l’école publique des garçons de Pluvigner et, avec beaucoup de courage entreprit de remonter L.A.S.P.. Sous son impulsion et, avec la gentillesse que nous lui connaissions , il regroupa un bon nombre de joueurs et de dirigeants qui délaissaient parfois notre club en mauvaise posture et, tout repartit rondement.
Mais nous devions attendre la saison 1957 - 1958 pour remonter en 2eme division. Le moral était bon et il fallait continuer. De plus, nous enregistrions pour la saison 1958-1959 la venue de Claude LE  GUILLOUX qui tenait à L’Alréenne le poste d’ailier gauche.
L’Alréenne jouait alors en D.R.H.. Le résultat ne se fit pas attendre puisque nous accèdons la même année à la 1ère division. Mais par suite au départ de nombreux joueurs nous devions redescendre en 2eme division la saison suivante (1960 - 1961) pour remonter en 1961 - 1962 puis retrouver la 2eme division en 1963 - 1964 et ce durant 2 ans puisque qu’en fin de saison 1966 - 1967 nous retrouvions la 1ère division et ce jusqu’en 1971. En 1972 nous redescendions en promotion de 1ère division.En 1973 nous remontions en 1ère division,saison d’ailleurs fort honorable car, nous finissions deuxième derrière L’Etelloise.
A noter la venue en 1968 de Jean GUILLOU qui jouait jusqu’alors à Lorient-Sports en DH à l’époque. Malgré ses 40 ans révolus, il continuait à jouer et à diriger le jeu dans lequel il était souvent le meilleur. Jeannot GUILLOU a quitté L’A.S.P. en 1976.

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